top of page
  • Facebook

Quelques lieux à découvrir à Paillet

logo
Le lavoir

Le lavoir Fond d’Arlan, renvoi les eaux de cette source le long de cette rue du même nom, passe sous la D10, rejoint « la grande rue » (future rue du vieux port), puis les eaux sont emmenées par un réseau d’eaux pluviales vers la petite rivière le long de l’île de Raymond et enfin la Garonne.

Description : L’eau de la source est captée puis dirigée vers un bassin lavoir qui était utilisé par les habitants jusque dans les années 1960 environ.

Ce lavoir est composé : D’un toit à deux pentes avec une charpente en bois et des tuiles. D’une rambarde, D’une margelle servant de pierre à laver : pierre basse inclinée vers l’eau qui le borde.

Les femmes, à genoux dans une sorte de bac en bois, le « garde genoux », jetaient le linge dans l'eau, le tordaient en le pliant plusieurs fois, et le battaient avec un battoir en bois sur la pierre afin de l'essorer le plus possible.

En général, une solide barre de bois horizontale permettait de stocker le linge essoré avant le retour pénible en hotte, brouette, carriole ou charrette vers le lieu de séchage. 

Les abords du bassin étaient pavés afin que les lieux soient aisés à nettoyer, une rénovation a remplacé les pierres initiales. 

Histoire : A la fin du XVIII ème les communes se munissent de bassins situés au bas d'une prairie, en contrebas d'une source ou d'une fontaine.

Vu la facture actuelle du lavoir, nous pensons que sa construction date du 19eme siècle. 

En 2024, une fuite importante au niveau de la D10 du conduit qui descend de ce lavoir vers la « grande rue », (aujourd’hui rue du vieux port) a contraint la municipalité à entreprendre des travaux d’envergure pour canaliser la descente des eaux du lavoir.

Il a été constaté qu’une maçonnerie importante se trouvait sous la Départementale 10 et avait cédée suite au passage intempestif des voitures et des camions, depuis de nombreuses années. 

Cette maçonnerie composée de gros blocs de pierre taillées à mis à jour une sorte de canal empierré qui devait certainement descendre jusqu’à l’autre lavoir situé en bout de la grande rue vers la Garonne. 

Le lavoir
L’île Raymond

Bordée par un ancien bras de la Garonne, cette île, jusqu’au début du XIXème siècle, faisait partie d’un archipel d’îlots alluviaux présents entre Rions et Lestiac, liés au fleuve Garonne. 

 

Vers les années 1830, un chenal secondaire de la Garonne a été creusé et entretenu (le « canal de Rions » ou « Petite Rivière » dans certains textes) ce qui a provoqué le comblement progressif des chenaux secondaires séparant les îlots. Cela a eu pour effet de rassembler ces anciens îlots en deux ensembles durables : au nord l’îlot devenant l’Île de Raymond, au sud l’Île du Grand Bern. 

 

Jusqu’à la seconde moitié du XXème siècle, l’Île de Raymond a connu divers usages agricoles : prairies naturelles et aubarèdes (zones 

de saules) au début, puis des vergers, la culture de la vigne, du 

maïs, et même l’élevage bovin. 

En 2007 la culture du maïs OGM Monsanto 810 (alors autorisé), avait valu la "descente" des faucheurs volontaires.

 

En 2009, l’île, laissée en jachère depuis plus d’un an, est mise en vente. 

La communauté de communes du Vallon de l’Artolie (qui aujourd’hui fait partie de Communauté de communes Convergence Garonne) décide de l’acquérir vu son intérêt écologique. 

 

Madame Colette Scott, habitante de Paillet, élue municipale et Présidente de la CDC, Vallon de l'Artolie défendra face à la SAFER, cette île et l'intérêt écologique, faunistique et touristique, pour un retour vers le fleuve et une sensibilisation du public sur la biodiversité.

L’achat est finalisé en mai 2010. 

 

Un plan de gestion est élaboré en février 2012 pour guider les actions de restauration écologique, la protection des habitats, la gestion raisonnée, et la valorisation publique. 

 

Aujourd’hui, l’Île de Raymond est un espace naturel sensible reconverti, avec une forte dimension écologique, pédagogique et de loisir.

 

Le site est reconnu comme zone humide alluviale, ce qui est rare dans le département de la Gironde. 

 

On y retrouve une mosaïque de milieux : prairies humides, roselières, et ripisylve (forêt humide de bord de rivière). 

 

Le site est également classé au titre du réseau européen Natura 2000, dans la zone « La Garonne » pour la présence de nombreuses  espèces et de nombreux dhabitats d’importance européenne.
En effet, ce site abrite une biodiversité animale et végétale remarquable composée notamment del'Angélique des estuaires, du Peuplier noir, de plusieurs espèces  d’orchidées sauvages, d’une avifaune très riche avec la Bécassine des marées, , le Milan noir (rapace migrateur), la Cigogne blanche, l’ Hirondelle rustique, le Héron cendré, et un mammifère semi-aquatique la Loutre d’Europe.

La Communauté de communes Convergence Garonne est propriétaire et gestionnaire du site. 

 

Un élevage extensif (moutons de race Scottish Blackface, vaches de race Galloway) a été mis en place pour gérer les prairies de façon écologique à partir de 2011 puis 2022. 

 

Le site est en accès libre toute l’année en journée, tout en restant un espace protégé. 

 

Des sentiers balisés d’environ 1,9 km chacun permettent de découvrir la partie nord et sud de l’île. 

 

Des animations « nature, patrimoine, paysage » sont organisées (par exemple « Découvre ton île », balades naturalistes) afin de sensibiliser le public. 

 

Un projet de sentier pédagogique est en cours d’élaboration (intégration minimale de panneaux d’interprétation pour préserver le caractère naturel), prévu courant 2025[JC1] . 

 

L’accès se fait via le parking de « la poule », signalé depuis Paillet ou Rions, en empruntant le chemin de halage puis un pont franchissant la Petite Rivière. 

 

Pour préserver la tranquillité de la faune, en particulier des animaux domestiques ou sauvages, les chiens ne sont pas autorisés. 

En cas de fortes marées ou travaux, l’accès peut être temporairement suspendu.

Fabienne Hurmic

Les moutons sur l'ile
Carte ancienne de l'ile

bottom of page