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L'histoire de Paillet

La logique de la fabrication de la France, c’est le brassage des idées, des invasions, des civilisations qui se sont succédé au fil des siècles.
 

Aussi loin que l’on remonte pour chercher des éléments du passé à Paillet, on trouve l’emplacement d’une villa gallo-romaine (découverte en 1846) en face de l’actuel château, au bas des coteaux ou des pièces de monnaies des empereurs Gracien et Antonin ainsi que des vases et poteries ont été mis à jour.


Mais aussi, au Moyen Âge, l’église de Paillet du XIIᵉ siècle remaniée au XIV puis au XIXᵉ siècle (par le cardinal Donnet, avec l’ajout du clocher…), les maisons se situent alors principalement sur les bords de la Garonne, où accostaient, pour rejoindre ensuite l’abbaye de La Sauve-Majeure, les pèlerins.

On trouve ; un ermitage sur les hauteurs de Paillet, choisi par un abbé de la Sauve Majeure, pour sa retraite, puis une chapelle St Catherine, construite  au 12 -ème siècle. 

Le nom de Saint- Hilaire protecteur de cette paroisse est associé au nom de Soroa ou Seroa (ancien nom du ruisseau de l’Artolie).

Le nom de la commune viendrait peut-être du moulin de la Paille situé vers l’embouchure de l’Artolie ou des bottes de Paille que les voyageurs, lors de leur arrivée en naviguant sur la Garonne découvraient.

Au XVIIᵉ siècle, le château est construit, composé d’un corps de logis couvert d’un toit en croupe en tuile creuse et de deux pavillons carrés couverts d’ardoise. Son pigeonnier, de plan carré, est relié au logis par un pan de mur percé d’une porte en arc brisé. Il appartenait à Pietro Paolo, un officier de Bernard de Nogaret, duc d’Épernon. Il y décède en 1692.
Un vignoble y est attenant ainsi que d'autres parcelles de vignes face au château.

 

Des pins francs (pins parasol) sont plantés sur le coteau (après les guerres de religions… Ils permettaient de signaler la présence d’un lieu d’accueil pour les protestants).
Différents propriétaires se sont succédé, comme : messire d'Alphonse, écuyer, chanoine de l'Église de Bordeaux ; Adélaïde de Bacalan, d'une grande famille de négociants ; le chevalier Jean-Baptiste d'Alphonse, conseiller au Parlement de Bordeaux ; puis la comtesse de Vassan ; la famille Féry d'Esclands.

Le domaine viticole est acquis en 1968 par la famille de négociants en vins Quancard, puis par la famille Gonfrier, avant d’être vendu à un particulier il y a environ deux ans.

Ce qui marque principalement l’évolution la plus importante de notre commune, ce sont les échanges marchands (bois, vin, pierres etc...), au fil du temps liés à la navigation sur la Garonne 
Les marins, les mariniers, les bateliers, les charpentiers de marine de Paillet ont participé, au fil des siècles, à développer le commerce.
Recherchés et appréciés, ils ont aussi participé aux grandes traversées vers le Nouveau Monde et ramené ici des histoires, des bois précieux, des idées qui sont le socle de nos racines.

À la Révolution, la paroisse Saint-Hilaire de Paillet forme la commune de Paillet.


Le XIXᵉ siècle, marque une évolution importante de nos communes des bords de Garonne.

Les emménagements du fleuve afin de le rendre plus navigable vont en changer considérablement, la physionomie et les échanges vont se développer. Des cales en pierre sont alors construites ou remaniées.

Le cours actuel a été creusé au détriment des chenaux qui se comblent progressivement. 


Les champs de chanvre et de lin, qui fournissaient cordages, toiles et vêtements, ont commencé à dépérir, remplacés au fil du temps par la culture de la vigne.

Rares étaient les maisons d’alors qui n’avaient pas quelques parcelles de vigne entourées de murs appelés « clos ». 
À cette époque, le quartier du port commence son expansion et un centre-bourg se développe.

1831 : un pont relie les deux rives de l’Artolie (pont actuel en centre bourg), il sera élargi en 1851.
 

Une première mairie, école est créée au 80 avenue du Chêne Vert, puis la commune rachète en 1877, des terrains et la mairie actuelle, la halle et l’école des filles (1879) sont construites.

L’école des garçons et la halle (aujourd’hui cantine des enfants), sont rajoutés en 1882. 
L’ancien chemin principal (chemin vicennal n° 45) devient la départementale 10.

 

Puis le tramway « Cadillac-Bordeaux », dit le « petit train », permet de se déplacer plus rapidement. Il fonctionnera de 1897 à 1935.
Il sera ensuite remplacé par les bus « Citram ».

En 1921, un monument en l’honneur des morts de la Grande Guerre est érigé par un architecte de la région,  Pierre-Gabriel Geneste. A Paillet ce sont 45 hommes qui donnèrent leurs vies à la nation.

En 2010 l’ancienne Communauté de Commune du Vallon de l’Artolie achète une partie de l’île bordant Paillet l’île de Raymond.

En 2014, la nouvelle salle des fêtes est construite, remplaçant l’ancien « foyer rural ».

Les habitants se lèvent et se succèdent, faisant de Paillet un village où nous nous efforçons de bien vivre ensemble, avec nos différences qui font notre richesse.
C’est ainsi que nous pourrons, par la volonté, le partage et l’entraide, affronter les prochains événements de notre histoire commune.

Si nous sommes élus, nous invitons ceux qui aiment l’histoire à se joindre à nous pour continuer les recherches dans nos archives municipales ; en particulier sur la période 1939 à nos jours. 

 

Fabienne Hurmic

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